Qu’est-ce que le métier d’interprète ?

L'effort intellectuel intense et continu que requiert le métier explique que la rémunération soit souvent intéressante.

Les différents types d’interprétariat

Les modes d’interprétariat varient selon les contextes et les besoins des intervenants et l’interprète doit faire preuve d'un grand sens d’adaptation pour mener à bien sa mission. En premier lieu, il y a ce qu'on appelle communément l'interprétation consécutive. Dans ce processus, l’intervenant énonce son discours dans son intégralité pendant que l’interprète prend des notes respectant la structure de l’allocution. Au terme de cette prise de parole, l’interprète entre en scène et donne à l’auditoire la version traduite du discours. Pour pouvoir effectuer correctement cette tâche, l’interprète utilise un style de notation particulier – souvent composé de divers signes, ponctuations et pictogrammes – qui lui permettent de suivre la vitesse d’élocution de l’intervenant. Ce premier type d’interprétariat exige une grande concentration et une compréhension aiguë du sujet traité, puisque l’interprète ne dispose pas de la copie du discours mais doit saisir les mots au vol.

Au contraire de l’interprétariat consécutif, l’interprétariat simultané consiste – comme son nom l’indique – à traduire instantanément ce que l’orateur énonce. Ce type d’interprétariat est souvent utilisé lors de conférences internationales où les différents acteurs doivent être renseignés en temps réel sur tout ce qui se dit. Les interprètes sont placés dans des box individuels et s’expriment dans des microphones reliés aux oreillettes de leurs auditeurs. La technique du chuchotage est aussi assimilée à cette pratique, même si elle se fait directement à l’oreille de l’auditeur. En troisième lieu, il y a l’interprétation par langage des signes qui est destiné à transmettre des informations à des personnes malentendantes. Elle exige une formation particulière et est assez difficile à exercer, car il faut d’abord interpréter les informations reçues dans une langue étrangère, puis les convertir en signaux. Enfin, il y a l’interprétariat de liaison qui peut être fait par une personne bilingue n’ayant reçu aucune formation spécifique. Elle a surtout cours dans les cadres informels ou familiaux et n’a rien à voir avec l’interprétariat professionnel.

Comment devenir interprète ?

Pour devenir interprète, il faut d’abord maîtriser parfaitement sa langue natale, puis maîtriser deux ou trois autres langues étrangères avant d’entamer un cursus professionnalisant. L’interprétariat exige en effet un certain don pour le maniement et la compréhension instinctive des langues étrangères. Le postulant suit ensuite une première formation de 3 ans qui renforcera ses capacités linguistiques tout en lui inculquant diverses notions de culture générale, d'économie, de politique et de droit, afin qu’il puisse s’adapter à différents contextes. Il peut ensuite entamer un parcours supplémentaire de 2 ans et obtenir un Master en interprétariat qui peut lui ouvrir les portes des organismes internationaux spécialisés. Bref, le métier d'interprète est un métier intéressant mais qui nécessite beaucoup d’abnégation et de conscience professionnelle.

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